jeudi 22 mai 2014

Gerhard RICHTER - Fondation Beyeler 18.5.-7.9.2014 Riehen/Basel

 

La Fondation Beyeler consacre depuis le 18 mai et jusqu'au 7 septembre 2014 une rétrospective à Gerhard Richter (né à Dresde en 1932, vit à Cologne), ce sera la plus grande exposition dédiée à ce jour en Suisse à ce peintre. Elle met en lumière les séries, cycles et espaces créés par l’artiste. Ces ensembles d’œuvres seront accompagnés de tableaux isolés – devenus pour la plupart de véritables icônes modernes – qui leur feront contrepoint. Le public est invité à découvrir une centaine de tableaux, aussi bien des peintures figuratives (portraits, natures mortes et paysages) que des œuvres de facture plus abstraite. Deux objets en verre et soixante-quatre photographies peintes complètent l’exposition, qui couvre les périodes majeures de Richter depuis 1966. L’exposition comprend également des travaux très récents, jamais montrés jusqu’ici au public.

 

"Au cours de ses soixante années d’activité artistique, Gerhard Richter a produit une oeuvre qui se distingue par sa variété thématique et stylistique. C’est en partant de documents photographiques qu’il transpose les motifs de ses travaux figuratifs en peinture. Ses œuvres abstraites vont des tableaux colorés jusqu’aux compositions générées par ordinateur, en passant par les surfaces monochromes. «Si les peintures abstraites montrent ma réalité, les paysages et les natures mortes montrent alors mon désir», écrivait l’artiste en 1981. Richter s’intéresse aussi à l’histoire récente et l’exposition permettra de voir le légendaire cycle du 18 octobre 1977 du Museum of Modern Art de New York, quinze tableaux inspirés par les événements qui se sont déroulés en Allemagne autour de la Fraction Armée Rouge.
Dans les années 1950, Richter a étudié la peinture murale à l’École des beaux-arts de Dresde. Nombreuses sont les esquisses et les déclarations qui attestent le rôle considérable que le contexte architectonique a joué pour lui depuis lors. «C’est un rêve que j’ai – que les tableaux se transforment en environnement, qu’ils deviennent eux-mêmes de l’architecture.» L’intérêt de Richter pour le rapport réciproque entre l’oeuvre isolée, les ensembles picturaux et l’espace alentour apparaîtra avec évidence dans cette exposition que son commissaire Hans Ulrich Obrist a conçue en étroite collaboration avec l’artiste."

jeudi 15 mai 2014



Elephant ceramics by Michele Michaels. Michele Michaels designs and makes porcelain and stoneware ceramics by hand. Several years ago Michele opened in Manhattan  a house specializing in tabletop items for photo shoots. In her search to find pieces of particular shapes and colors, she decided to design and hand-make her own.
 
 
 
 
 

samedi 10 mai 2014

Lagerfelds Models/Feuerbachs Musen

Hamburger  Kunsthalle  21.02 - 15.06

 

"Glücklich ist derjenige, den die Musen lieben"... (Hesiod)









Photographies: Charlotte Hiegel 2014

GALERIE MURIEL GRATEAU 37 rue de Beaune 75007 Paris


"Elle a choisi un blanc phosphorescent pour habiller les murs de sa galerie parisienne. Un blanc cru qui n'a qu'une seule mission : donner libre champ aux couleurs. Depuis plus de vingt ans, Muriel Grateau aborde les arts de la table comme s'il s'agissait de vêtements. Car, avant de s'intéresser à la maison, cette styliste dessinait pour des maisons de prêt-à-porter italiennes."
M le magazine du Monde |  

mercredi 30 avril 2014

www.usm.com



"En 1961, Paul Schärer, petit-fils du fondateur d'USM, décide de donner une nouvelle orientation à la société et de transformer la manufacture de métaux en une entreprise industrielle moderne. Dans cette optique, le nouveau directeur charge l'architecte suisse Fritz Haller de concevoir un nouveau bâtiment pour l'entreprise, lequel accueillera les parties production et administration sous un seul et même toit.
L'architecte construit alors l'édifice selon son système Mini/Midi/Maxi, un concept de construction à ossature métallique s'adaptant à des bâtiments de différentes tailles. Haller et Schärer s'inspireront par la suite de cette architecture modulable unique pour créer des solutions de rangement flexibles fondées sur le même système. C'est ainsi qu'en 1963, un système d'aménagement novateur voit le jour, qui sera bientôt connu dans le monde entier sous le nom de USM Halleré."

mercredi 2 avril 2014

Ai Weiwei (absent) à Berlin



Berlin (AFP) - Six mille petits tabourets en bois alignés, une tour de vélos géante, une cellule de prison reconstituée : la plus grande exposition jamais consacrée à Ai Weiwei s'ouvre jeudi 3 avril 2014 à Berlin, avec un grand absent, l'artiste et dissident qui n'a pas le droit de quitter la Chine.
 
Car trois ans après sa spectaculaire arrestation, Ai Weiwei, qui a passé 81 jours en prison, attend toujours de récupérer son passeport qui lui a été confisqué par les autorités chinoises.

"Mon objet préféré dans l'exposition, c'est le fait que je n'ai pas le droit d'y participer. C'est une oeuvre d'art en soi", lançait-il récemment dans un entretien à la presse allemande. "Combien d'expositions dans le monde y-a-t-il où l'artiste exposant n'est pas là car il n'en a pas le droit ?"

 
En Allemagne, "les amis d'Ai Weiwei", essentiellement des personnalités du monde de l'art, ont récemment appelé la chancelière Angela Merkel à intercéder auprès de Pékin pour qu'il puisse quitter son pays.

Mais rien ne semble avoir bougé, même après la visite à Berlin il y a moins d'une semaine du président chinois Xi Jinping. Mercredi, la veille de l'ouverture de l'exposition, la ministre allemande de la Culture, Monika Grütters, a "appelé le gouvernement chinois à accorder enfin à Ai Weiwei la liberté de voyager".

Et dans une vidéo montrée le même jour par le musée Martin Gropius où il expose, l'artiste a déclaré "espérer toujours venir et pouvoir donner quelques explications" sur les oeuvres d'art présentées.

Libéré sous caution le 22 juin 2011, après avoir été accusé entre autres de "fraude fiscale" et pornographie, le plasticien contestataire de 56 ans s'est fait un nom en dehors de son pays en dénonçant les violations des droits de l'Homme.

Dans son exposition intitulée "Evidence" -Preuve, ndlr-, l'artiste montre des "objets qui documentent, tels des indices dans un procès, sa vie et ses activités artistiques".

Il a ainsi reconstitué grandeur nature la cellule dans laquelle il a été interné, éclairée d'un néon violent 24 heures sur 24, et surveillée en permanence par deux gardiens, enfermés dans la même pièce que lui. Le visiteur peut y entrer, découvrir son petit lit blanc, la table sur laquelle il mangeait et la spartiate salle de bains adjacente.
 
Ai Weiwei fait également une oeuvre d'art d'un conflit politique en montrant, sculpté dans le marbre, l'archipel inhabité des Senkaku, des îles de mer de Chine orientale administrées par les Japonais mais revendiquées par les Chinois sous l'appellation Diaoyu.

La roche de couleur grise qu'il a choisie n'est autre que celle des carrières de Pékin, dans laquelle les empereurs firent bâtir la Cité interdite et les dirigeants communistes le mausolée de Mao.

Dans la cour du musée, des milliers de petits tabourets en bois alignés, utilisés par les paysans depuis la dynastie des Ming (1368-1644), sont censés refléter, selon l'artiste, tels une multitude de petits pixels, l'esthétique de la Chine rurale.

 
Aucune de ces oeuvres ne peut être exposée en Chine, Ai Weiwei y étant interdit. Une situation avec laquelle l'artiste a toujours vécu. Son père, un poète chinois dissident, Ai Quing, "n'eut pas le droit d'écrire pendant vingt ans", se souvient Ai Weiwei. "Ma situation pourrait être pire. (...) Je peux encore exercer mon art", estime-t-il.

En juillet 2011, l'Université des Arts (UdK) de Berlin lui avait proposé un poste de professeur invité qu'il avait accepté. Mais faute de passeport, il n'a jamais pu l'occuper.

Devant le musée Martin Gropius, les organisateurs de l'exposition ont fixé un vélo équipé d'un petit panier. Chaque jour, ils comptent remplir de fleurs ce dernier, jusqu'à ce qu'Ai Weiwei soit autorisé à venir.

Nouvel Observateur Culture, 2 avril 2014
 
 
voir aussi
www.Arte.tv, 2 avril 2014

Zeit Online Kunst, 2 avril 2014