dimanche 30 décembre 2012

Gerhard Richter


Dans le domaine de l'art cette année c’est sans doute l’œuvre du peintre allemand Gerhard Richter qui m’a le plus marquée. Gerhard Richter né à Dresde en 1932, est sans doute l’un des artistes vivants les plus importants de notre époque dans le domaine de l’art moderne et contemporain. Son œuvre est reconnue depuis les années 80. Quelques mois après la Tate Modern de Londres, puis la Neue Nationalgalerie de Berlin, le Centre Pompidou (ainsi que le Louvre, avec une exposition de dessins et travaux sur papier)  lui ont rendu hommage cette année en lui consacrant une large rétrospective, qui met en lumière  « l’extrême tension entre abstraction et figuration qui, au cœur de son travail, se confondent pour la première fois en peinture », Voir http://www.exponaute.com/expositions/5322-gerhard-richter.
 




Citations de l’artiste :
 
« J’ai une santé moyenne, une taille moyenne (1,72 m), je suis moyennement beau. Si j'évoque ceci, c’est parce qu’il faut avoir ces qualités pour pouvoir peindre de bons tableaux. » (in Texte de l'exposition avec Sigmar Polke,1966)

192 Farben, 1966 Lackfarbe auf Leinwand.
Kunsthalle Hamburg, Mai 2014, C. Hiegel

« Mes tableaux sont sans objet ; mais comme tout objet, ils sont l’objet d’eux-mêmes. Ils n’ont par conséquent ni contenu, ni signification, ni sens ; ils sont comme les choses, les arbres, les animaux, les hommes ou les jours qui, eux aussi n’ont ni raison d’être, ni fin, ni but. Voilà quel est l’enjeu. (Mais il y a quand même de bons et de mauvais tableaux.) »

 

lundi 24 décembre 2012

Les boules de Noël de Meisenthal






C'est Noël et je ne résiste pas à l'envie de vous raconter une histoire...
C’est dans cette vallée des Vosges du Nord, à la frontière entre la Lorraine et l’Alsace, plus précisément dans la verrerie de Meisenthal que seraient nées en 1858 la boule de Noël en verre. On dit que cet été là, la sécheresse fut terrible et les récoltes de fruits décevantes, or les habitants de cette région avaient coutume de parer l’arbre de Noël avec des fruits. Un souffleur eut alors l’idée de les remplacer par des boules en verre.

 
Jusque dans les années 1950, cette activité était florissante, puisque la verrerie de Meisenthal exportait plus de 200 000 exemplaires chaque année à travers le monde. La vallée concentrait un prestigieux savoir faire ; Emile Gallée a créé ses productions d’Art Nouveau à Meisenthal.


La production de boules mercurisées disparaissait cependant complètement dans les années 60. Ce n’est qu’en 1992, avec l’ouverture du Centre international d’art verrier (CIAV), créé sur les ruines de  l’usine de Meisenthal, que les souffleurs découvrent dans les greniers les moules historiques des boules et eurent l’idée de reconquérir cette technique. Depuis cette production très artisanale et artistique s’étend d’année en année.

 

Si les boules traditionnelles s’inspirent de la nature : pommes, glaçons, pommes de pin, les contemporaines surprennent par les formes d’ovni, de nuage, etc. Le CIAV veille à préserver un savoir-faire unique tout en permettant aux artistes contemporains de s’exprimer. Ainsi chaque année une boule est créée par un designer invité à Meisenthal. C’est Mendel Heit qui a conçu la boule très original et design « cumulus ».

Voir www.ciav-meisenthal.com

vendredi 21 décembre 2012

Charles et Ray Eames

 
Eames, Gloria Koenig
 
A tous ceux qui ont survécu à cette fin du monde, ou du moins à une « End of the world party », j’avais envie de parler aujourd’hui de Charles et Ray Eames. Leur œuvre est immense et un livre entier suffirait à peine à la relater. Ce que j’écris ici reste donc trop succinct, pour témoigner de l’immense admiration que je leur voue.


Ce couple mythique a marqué le XXe siècle, en produisant une quantité stupéfiante d’œuvres les plus diverses. Ils projetèrent leur vision sur tous les aspects de la vie, le design ayant pour ambition d’améliorer l’existence de tous. Pour cela ils déconstruisirent, analysèrent et reformulèrent tout ce qui les intéressait. Cette méthodologie s’appliquait à leurs célèbres meubles qui sont toujours très prisés à l’heure actuelle dans le monde entiers, mais aussi aux Case Study House (Kwikset House ; Max de Pree House…),  aux expositions diffusées dans le monde entier, ainsi qu’ à leurs nombreux films.
Pour ma part j’aime particulièrement le film de 1977 « Powers of Ten » , que je vous invite à regarder :

http://www.powersof10.com

 


Pour Charles Eames, la stratégie du Eames Office, consistait à « apporter l’essentiel au plus grand nombre pour un coût le plus faible ». C’est ce que ce cet audacieux duo tenta de mettre en place au cours de leurs longues années de  vie commune.


La Chaise, réalisée pour le concours du Moma de 1948. Elle fait partie de la collection permanente du MoMA, mais n’est diffusée que depuis 1990.

 
Lire EAMES, de Gloria Koenig, Taschen.


jeudi 13 décembre 2012

Maibritt Ulvedal Bjelke



Artiste de la couleur, Maibritt Ulvedal Bjelke, née au Danemark en 1967 s'est fait connaître dès les années 90 avec de grands collages - des affiches découpées en larges bandes repeintes et composées en croisement ou superpositions.



"La démarche plastique de Bjelke entre apparemment dans la continuité des préoccupations picturales des artistes français depuis les années 1970. Les papiers qu'elle superpose par collage renvoient indubitablement aux marouflages d'affiches lacérées par les Nouveaux Réalistes. De même, l'absence de châssis et de cadre dans la présentation de l'oeuvre nous rappelle les déconstructions matérielles opérées sur le tableau par les membres de Supports-Surfaces. Toutefois, le propos de Bjelke ne s'apparente pas pour autant à celui de Hains ou de Villeglé ni à celui de Dezeuze ou de Viallat. Il est d'un tout autre ordre.

Bjelke ne retient dans son oeuvre que la peinture. La peinture en tant que peinture, non celle qui se manifesterait par accumulations et empâtements, mais celle qui, enfouie dans les fibres du support nous révèle au mieux sa véritable nature. S'il est difficile de savoir comment l'artiste procède dans l'élaboration de son ouvrage, une chose est sûre : Bjelke parvient à donner corps à la couleur. En appliquant des pigments très dilués sur la feuille, la teinte s'infiltre progressivement au coeur du papier. C'est bien son enfouissement, son imprégnation dans le support qui fait que la peinture acquiert un poids, une densité, une forme physique.

Il n'est donc plus question ici de tableau au sens traditionnel du terme. Fond et forme ne font plus qu'un. La couleur absorbée par le papier en épouse toutes les irrégularités et offre en fonction des variations de lumière et de notre position par rapport à l'oeuvre une multitude de nuances. Quelques teintes translucides laissent remonter à la surface les couches de peinture des premières feuilles collées et contribuent à dévoiler la profondeur certaine de l'oeuvre. La peinture de Bjelke a ceci d'original que de se révéler elle-même".

MG - Juin 1998. Plaquette de l'exposition, Maibritt Ulvedal Bjelke, du 05 juin au 11 juillet 1998, galerie Frédéric Storme, Lille.




Aujourd'hui elle travaille avec de l'acrylique, le coup de pinceau et la coulée, et depuis 2009 avec les "Tangram", la rayure...
http://www.ulvedalbjelke.com/now/Maibritt_katalog.pdf
 

mardi 11 décembre 2012

Oscar Niemeyer


Pour qui s’intéresse un tant soit peu à l’architecture et au design, le nom d’Oscar Niemeyer évoque forcément quelque chose. Comme vous le savez certainement, il nous a quitté  le 5 décembre 2012 à presque 105 ans.



Il était  un architecte et un designer remarquable et tient une place majeure dans l'histoire de l'architecture moderne. Il est surtout connu pour la construction de Brasilia au Brésil, inaugurée en 1960.
Il était un des plus célèbres architectes brésiliens. Son œuvre, qui s'inscrit étroitement dans le mouvement du style international.

mercredi 5 décembre 2012

Faites entrer la fête dans vos maisons !

 


Les fêtes approchent, elles sauront illuminer votre intérieur.
Mais pas besoin de dépenser une fortune pour décorer sa maison. N'hésitez pas à mettre en valeur vos chefs-d'oeuvre de famille ou demander de l'aide à vos enfants. Ils seront ravis que leurs créations soient ainsi valorisées.
Sortez vos trésors cachés au fond du grenier, ces vieilles boules qui appartenaient déjà à nos grand-mères.
Créez une ambiance propre à exalter ces moments heureux, faites entrer la fête dans vos maisons !

(photo DECO idees)

vendredi 30 novembre 2012


Le mois de novembre est le mois du spleen par excellence, alors quand en plus on nous annonce la fin du monde dans moins d’un mois…
Mais la morosité ne passera pas par ici. Prenons des initiatives, peu importe quelles soient débridées, humoristiques, décalées, l’essentiel est de créer, de nous mettre en mouvement, de nous redonner force et densité pour rayonner.
N’hésitons pas à faire quelques changements dans notre « home sweet home » pour lui redonner un supplément d’âme, de lumière ou de couleur.
La douceur de vivre passe le plus souvent par les choses simples, les petites choses du quotidien. Pourquoi ne pas se faire un bon thé La Durée dans une vieille tasse de porcelaine fine et de s’installer près du feu, blotti dans son plaid préféré. Pourquoi ne pas s’acheter quelques bons livres, neufs et tout juste primés ou anciens, ou alors réinventer son intérieur avec une jolie lampe.

A nous de créer l’ambiance propice à faire barrage à ce mois sombre.

jeudi 29 novembre 2012

Merci Concept Store


Marie-France & Bernard Cohen, les fondateurs et anciens propriétaires de la marque Bonpoint - vêtements chics pour enfants - ont  créé un lieu de vente et de vie plein de promesses réunissant mode, décoration, objets rares ou du quotidien conçus par des jeunes talents ou des créateurs confirmés. Ce concept store de 1 500 mètres carrés se situe en plein cœur du Marais, au 111 boulevard Beaumarchais dans le 3e arrondissement de Paris.
 
Tous les bénéfices de ce café-librairie-fleuriste-boutique vont à des œuvres caritatives.

mardi 27 novembre 2012



Question déco il faut s’autoriser à être soit même. Le cher peut côtoyer le très bon marché, le rare se mélange au quotidien, le classique au contemporain, les valeurs sûres avec les jeunes talents. La fine porcelaine peut être utilisée avec des bols en fibre de bambou ou des objets de récup' chinés chez Emmaüs.  L'éclectisme est donc de rigueur !
 



Une vraie maison est une maison qui vit. Une maison « show-room », c’est  juste pas la réalité et vouloir atteindre ou maintenir ce standing a anéantit plus d’un couple. J’aime les lignes pures, les matériaux simples mais nobles, les détails poétiques, le design et les inspirations scandinaves, le minimaliste… Oui j’aime tout cela, mais je ne peux imposer mes goûts à ma petite famille, qui vit et s’exprime à côté de moi dans notre maison.
Vouloir faire ressembler son « sweet home » aux pages des magazines Deco, c’est chouette, mais c’est se condamner à la dépression nerveuse, surtout lorsqu’on est une « working girl » et qu’on a des enfants en bas âge.
 
  
Nous vivons à une époque où la surconsommation est devenue la norme. Nous avons tous une fâcheuse tendance à l’accumulation. Il faut savoir se faire plaisir sans s’encombrer. Un bel objet doit avant tout être utile, fonctionnelle, trouver sa place naturellement  dans l’espace. Il ne faut pas hésiter à donner tout ce qui n’a pas servi depuis des années et qui peut rendre service à d’autres.  De la même façon, lorsque la maison se réorganise, parce que les enfants grandissent, etc., il est sage avant de se précipiter dans les magasins, de fouiller son grenier, souvent on y redécouvre des objets oubliés et qui feront l’affaire, en tout cas certainement mieux qu’un produit de grande distribution. En fait, la déco, c’est aussi une question de raison et de bon sens, l’essentiel étant de se sentir bien chez soi.

Enfin, je vous fais la leçon, pourtant ce n’est pas le but de mon blog, mais plutôt de partager avec vous mes idées et mes expériences ou recherches, voire une sélection de produits tendance, griffées et parfois écolos et solidaires.
(Photos Mires)
 
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